Bonnes pratiques

Nettoyage écologique : ce qui change vraiment en entreprise

Le nettoyage écologique n’est pas qu’une question de produits. Le dosage, la microfibre et la méthode pèsent souvent davantage.

De plus en plus de nos clients tertiaires nous demandent une prestation « écologique ». La demande est légitime, mais elle est souvent réduite à un seul critère : le label du produit. Or l’impact réel d’une prestation de propreté se joue sur trois leviers, dont le produit n’est que le premier.

1. Le produit : l’écolabel comme point de départ

Les produits porteurs de l’Écolabel européen répondent à des critères vérifiables de biodégradabilité et de toxicité aquatique. C’est un repère fiable, contrairement aux mentions « vert », « naturel » ou « bio » qui n’engagent à rien sur un bidon de détergent professionnel.

Une limite à connaître : pour la désinfection, les biocides sont par définition conçus pour tuer des micro-organismes. Il existe des alternatives moins agressives, mais aucune désinfection réellement efficace n’est totalement neutre. Le bon réflexe consiste à ne désinfecter que là où c’est nécessaire, au lieu de désinfecter partout par défaut.

2. Le dosage : le levier le plus sous-estimé

Un produit écolabellisé surdosé pollue davantage qu’un produit classique correctement dosé. Le surdosage est extrêmement répandu — il donne l’impression d’un meilleur résultat alors qu’il laisse surtout un film qui encrasse les surfaces et attire la salissure.

  • Centrales de dilution ou doseurs automatiques plutôt que dosage « au jugé »
  • Formation des agents à la lecture des dilutions
  • Suivi des consommations mensuelles par site : une hausse anormale signale un problème de méthode

3. La méthode : microfibre, vapeur et dosage

Trois techniques réduisent réellement la consommation de produits sans dégrader le résultat, et sont aujourd’hui standard dans les prestations professionnelles sérieuses.

  • La microfibre pré-imprégnée : elle capte les salissures mécaniquement et divise la consommation de détergent, tout en évitant de promener la même eau sale de pièce en pièce.
  • La vapeur sèche : elle nettoie et assainit sans aucun produit, particulièrement adaptée aux sanitaires et aux zones sensibles.
  • Le détergent dosé au minimum et la raclette pour la vitrerie : moins de produit, aucun film au séchage.

Ce qu’il faut demander à son prestataire

  1. La liste des produits utilisés avec leurs fiches de données de sécurité et leurs labels.
  2. Le mode de dilution employé sur site.
  3. La part des prestations réalisées sans produit (vapeur, microfibre).
  4. Le protocole de tri des déchets appliqué pendant les interventions.

Nous fournissons ces éléments avec chaque devis et proposons, sur demande, une prestation intégralement basée sur des produits écolabellisés.


Article rédigé par Ouga Leby, gérant de General Entreprise de Nettoyage. Une question sur ce sujet ou une situation à traiter en urgence ? Appelez-nous au 07 59 41 25 18 ou demandez un devis gratuit.

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