En restauration, la présence de nuisibles peut entraîner une fermeture administrative. La prévention coûte infiniment moins cher que le traitement.
Un contrôle des services vétérinaires ne sanctionne pas seulement la présence de nuisibles : il sanctionne aussi l’absence de plan de lutte documenté. Beaucoup d’exploitants découvrent cette exigence le jour du contrôle.
Ce qu’un plan de lutte doit contenir
- Un plan de situation indiquant l’emplacement numéroté des postes d’appâtage et des pièges
- Un contrat avec une entreprise de désinsectisation et de dératisation
- Les rapports de chaque visite, avec les constats et les actions correctives
- Les fiches techniques et fiches de données de sécurité des produits utilisés
- La traçabilité des relevés : dates, observations, consommation d’appâts
Ces documents doivent être disponibles immédiatement sur site, dans le plan de maîtrise sanitaire. Un classeur dédié, tenu à jour après chaque passage, suffit.
Les points de contrôle en cuisine
La majorité des infestations que nous traitons en restauration ont la même origine : une source de nourriture accessible et un point d’entrée non obturé. Les vérifications suivantes évitent la plupart des situations.
- Zones sous et derrière les équipements lourds : friteuses, pianos, chambres froides — les résidus de graisse y attirent blattes et rongeurs.
- Siphons, canalisations et regards : à contrôler et nettoyer régulièrement, ce sont des voies de circulation privilégiées.
- Réserves et arrière-boutique : stockage en bacs hermétiques, jamais à même le sol, avec rotation des stocks.
- Local poubelles : sacs fermés, bacs lavés, portes maintenues closes.
- Points d’entrée : bas de portes, passages de gaines, grilles d’aération — à obturer avec des matériaux que les rongeurs ne peuvent pas ronger.
La bonne fréquence de visite
Pour un établissement de restauration classique, quatre visites annuelles constituent le socle habituel, avec des passages supplémentaires en cas d’alerte. Les commerces de bouche situés en centre-ville dense, ou disposant de caves communicantes avec d’autres locaux, justifient souvent un rythme bimestriel.
Un contrat de prévention annuel coûte généralement moins cher qu’une seule intervention curative d’urgence — sans compter les jours de fermeture.
Nous accompagnons les restaurateurs d’Île-de-France sur la mise en place et le suivi de ces plans de lutte, avec l’ensemble des documents attendus lors des contrôles.
Article rédigé par Ouga Leby, gérant de General Entreprise de Nettoyage. Une question sur ce sujet ou une situation à traiter en urgence ? Appelez-nous au 07 59 41 25 18 ou demandez un devis gratuit.




